Les macrophages tissulaires (TMs) tels que les cellules de Langerhans (LCs) de l’épiderme sont des cellules proliférantes à longue durée de vie. Leur ontogénie et leur adaptation à différents organes ont été étudiés en détails, cependant la compréhension des facteurs cellulaires permettant leur maintenance physiologique réclame des investigations plus poussées. L’autophagie permet de prévenir l’accumulation de molécules ou structures cellulaires dysfonctionnelles, particulièrement dans les cellules à longue durée de vie et s’autorenouvelant, et de mobiliser les ressources énergétiques dans certains contextes tissulaires ou physiologiques. Récemment, nous avons découvert que les LCs déficientes en autophagie meurent suite à une dérégulation de leur métabolisme lipidique. L’autophagie pourrait donc permettre aux TMs de gérer leurs réserves lipidiques pour assurer leur maintenance sur le long terme. Nous pensons de plus que l’autophagie régule l’activité inflammatoire de ces cellules. Nous vérifierons ceci dans les LCs puis dans les TMs des poumons, du foie et des ganglions lymphatiques. Enfin, nous étudierons si l’autophagie permet aux TMs de limiter le stress cellulaire et l’inflammation consécutifs à une dérégulation du métabolisme, à une irradiation, au vieillissement ou à une infection virale. L’ensemble de ces résultats permettra d’introduire un nouveau paradigme sur la maintenance des TMs dans différents organes dans des conditions physiologiques et inflammatoires.

L’équipe d’accueil étudiera principalement les TMs de la peau et des ganglions lymphatiques. Le sujet nécessite de travailler sur modèles animaux (souris génétiquement modifiées, modèles CRE/lox) ainsi que sur des prélèvements cutanés de patients. Le/la candidat(e) doit avoir de bonnes connaissances en immunologie, une expérience en culture cellulaires (cellules immunitaires, cellules primaires) et être familier avec les techniques d’analyse requise (RT-PCR, immunohistochimie, cytométrie en flux, ELISA). Des analyses transcriptomiques et métabolomiques étant prévues, une formation en bioinformatique serait un atout. L’étudiant(e) sera formé(e) en immunologie fondamentale et appliquée ainsi qu’en dermatologie.

Dans votre travail, vous faites preuve de dynamisme et réactivité et vous appréciez le travail en équipe. Vous êtes rigoureux, organisé et méthodique. Vous avez un bon esprit d’équipe et de bonnes compétences de communication afin d’améliorer la productivité et assurer la réalisation des objectifs. Anglais lu/écrit nécessaire (équipe internationale, travail à partir de protocoles d’étude rédigés en anglais).

Mots-clés : Immunologie, Inflammation, Cellules dendritiques, Macrophages, Peau, Ganglions lymphatiques, Métabolisme

Ce doctorat sera réalisé dans l’équipe du Dr. Christopher Mueller “Immune-microenvironment interactions in health and disease”. Nos recherches visent à étudier les interactions assurant l’adaptation du système immunitaire à son environnement et aux cellules avoisinantes (fibroblastes, endothélium, neurones…). A l’heure actuelle, l’équipe, dynamique et internationale comporte 2 chercheurs, 2 ITA, 2 doctorants et 3 post-doctorants. Le projet financé par l’Agence Nationale de Recherche est basé sur une collaboration avec le Dr. Frédéric Gros (UMR 1109 INSERM, Centre de Recherche en Biomédecine de Strasbourg), qui sera codirecteur du doctorant.